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De Paméla Anderson et de la politique

Paméla Anderson"Mal nommer un objet c’est ajouter au malheur de ce monde, car le mensonge est justement la grande misère humaine, c’est pourquoi la grande tâche humaine correspondante sera de ne pas servir le mensonge" a écrit Albert Camus (1). C'est bien d'un objet philosophique dont il s'agit. Un objet à soumettre à l'analyse critique pour tenter d'en comprendre la représentation et le sens dont il est éventuellement porteur.

Quel est cet objet? La visite ce mercredi 25 janvier de Madame Paméla Anderson aux migrants du camp de la Linière à Grande-Synthe (Nors) ainsi qu'à Calais. Paméla Anderson n'est pas n'importe qui. Elle est la représentation d'une certaine marche du monde. Dans un certain sens, elle est même une icône du monde d'aujourd'hui. Une certaine idée du corps, l'incarnation d'un modèle dominant auquel elle appartient totalement. Américaine, actrice, productrice, "people", l'image est son domaine. Elle est autant une image que l'image lui est nécessaire. Artiste mondiale et mondialisée, actrice, produit de la globalisation financière. Elle n'est pas journaliste, elle ne transmet pas une information.

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Génération Chevènement. Par Alexandre Devecchio

Chevènement2Article écrit par Alexandre Devecchio, le Figaro (jeudi 17 novembre 2016)

Quinze ans après sa défaite à la présidentielle, l’ancien ministre de l’Intérieur a été nommé à la tête de la Fondation pour l’islam de France et publie « Un défi de civilisation ». Ses soutiens d’hier essaiment la vie médiatique et politique.

Au 52 rue de Bourgogne, à deux pas de l’Assemblée nationale, le temps est suspendu. Ici, point d’écran d’ordinateur ni de souris. Encore moins de tablette numérique. Une bibliothèque, des crayons, du papier. Un portrait de Clemenceau, l’homme qui, à 76 ans, dirigeait une France en guerre, surplombe toute la pièce. L’homme qui, derrière son bureau, annote le dernier livre de Suleiman Mourad, La Mosaïque de l’islam, appartient à une catégorie de politiques qui se fait de plus en plus rare : celle des hommes d’État « à l’ancienne ». De ceux qui ne croient pas justement à la fin de la politique. Qui peuvent être à la fois ministre et écrivain, homme d’action et philosophe. Qui se moquent des recommandations de Bruxelles comme des points de croissance. Qui, davantage que la courbe des sondages, scrutent les grandes heures du passé pour comprendre notre monde. Jean-Pierre Chevènement, par son allure, sa langue toujours précise, sa finesse d’esprit, son extrême courtoisie, vient d’un autre temps. Pourtant, « le lion de Belfort » n’a pas fini de rugir. À 77 ans, l’ancien ministre de l’Intérieur n’a peut être jamais été aussi tendance. Son livre, Un défi de civilisation (Fayard), est un événement éditorial et Bernard Cazeneuve vient de le nommer à la tête de la Fondation pour l’islam de France. Partout, sur l’échiquier politique, des héritiers plus ou moins légitimes prétendent s’inscrire dans sa filiation. La presse se l’arrache. Quinze ans après le désastre de 2002, le Che est de nouveau à la mode.

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Quelle politique étrangère pour la France? Regard d'un citoyen.

Quai dorsayJ'ai souhaité me soumettre à un exercice qui me semble salutaire, un peu difficile, mais sain en me prêtant à l'analyse critique de mes concitoyens. J'ai toujours considéré que le Citoyen était la pierre angulaire de la démocratie, de la République, ciment indispensable à la Nation à laquelle je tiens tant.

Le citoyen éclairé, exerçant son libre arbitre, argumentant et débattant est le rempart le plus efficace qui puisse exister et le meilleur antidote aux extrémismes qui nous menacent. Il ne faut donc pas hésiter à s'exposer, ce que je n'hésite pas à faire. Mais de la confrontation vient la richesse et le progrès.

Pour commencer je me suis penché sur les questions internationales. Essentielles à mes yeux, tant je considère qu'on ne peut comprendre le particulier qu'à partir du moment ou l'on se confronte au global. Je ne peux renier (et je n'y tiens pas) celles et ceux qui ont contribué à forger ma compréhension du monde. Fernand Braudel ou Jean-Pierre Chevènement pour n'en citer que deux, mais ils sont bien plus ombreux. C'est donc à cette tentative d'exercice citoyen que je me livre aujourd'hui en vous livrant cette réflexion qui se poursuivra de façon plus précise sur l'économie, l'industrie, le travail, la question sociale, la Nation la souveraineté et la République, mais également les lieux où nous vivons et travaillons.

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