Claude NICOLET

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RépubliqueSouvenons-nous : Novembre 2011, le couple Merkozy arrive à ses fins : les démocraties Grecques et Italiennes plient sous le poids du Diktat franco-germanique, pas de faillite, pas de sortie de l’Euro et mise en place de « nouveaux hommes »et l’austérité pour éponger les Dettes Publiques !

Les experts de Bruxelles sollicités, se voient offrir le pouvoir exécutif de leurs pays respectifs sur un plateau d’argent...alors que cette Europe est en feu, le peuple grec dans son rôle tragique imposé, de bon Bouc-émissaire payeur, envahit les rues d’Athènes à chaque nouvelle mesure d’austérité et le peuple d’Italie se réjouit du départ forcé Del Cavaliere …

Aujourd’hui, où en sommes-nous ?
Le peuple grec essaye de sortir la tête de l’eau, les politiques extrémistes voire xénophobes ont le vent en poupe.
Les Italiens subissent un climat politique des plus instables… Et la France dans tout ça ? François Hollande dirige notre pays depuis un an… le chômage atteint un triste record (3 224 600 demandeurs d’emploi), la croissance ne sera pas puisque la dette publique reste la cible principale de notre politique nationale ! Pourquoi ? Relancer la croissance de façon immédiate implique obligatoirement la baisse du cours de l’Euro beaucoup trop fort aujourd’hui.L’Allemagne s’y oppose, la France courbe l’échine…

Pourtant dans un premier temps, la dépréciation maîtrisée du change (utilisée par le Royaume-Uni, le Brésil, le Japon etc …) permettrait à elle seule de rendre la France plus compétitive ! Cependant dans un second temps, la France afin de stabiliser et de maitriser le cours du change, devra proposer la fin de la Monnaie Unique au profit de la Monnaie Commune. L’Euro serait utilisé dans les échanges exclusivement internationaux, chaque pays membre retrouverait sa Monnaie Nationale et disposerait librement des compétences liées à sa gestion.

En attendant le cours de l’euro a un impact direct sur le coût du travail, les chantres du Libéralisme le décrient comme trop élevé, pourtant aucun d’entre eux n’exige la baisse de l’Euro, ils se contentent de l’envisager timidement...Et pour cause, cela ne dépend pas de la seule volonté Française mais celle de tous les partenaires Européens de la zone Euro, dont le pays incontournable est l’Allemagne. (Cf Article 219.2 du traité de Lisbonne confie expressément aux États de l'euro le droit de «formuler des orientations générales de politique de change» vis-à-vis des autres monnaies).

L’Etat n’est plus maître de ses orientations économiques, la BCE veille à garder son insolente indépendance et L’Allemagne vieillissante défendra de toutes ses forces un Euro fort au détriment de notre croissance. Cette crise des dettes publiques aura permis de mettre en lumière le déficit Démocratique, que nous subissons.

Quelle sera la prochaine étape ?
Les Ultra-Européistes incarnés par la Chancelière Allemande ont déjà projeté de creuser ce déficit démocratique, la déclaration de Mme Merkel en Juin 2012, est édifiante : « Il n’y aura pas de bonne union économique et monétaire sans union politique, synonyme d’abandon de souveraineté. Je ne peux pas vouloir des euro-obligations et refuser tout contrôle sur les budgets nationaux. »

Concrètement Mme Merkel plaide pour un contrôle budgétaire beaucoup plus strict en zone euro, permettant à la Cour Européenne d’invalider des budgets nationaux déséquilibrés. « Les plus faibles » de la zone Euro se verront retirés leurs compétences exclusives en matière budgétaires, leurs souverainetés respectives feront place au Fédéralisme, les citoyens mis sous tutelle de Bruxelles.

Souvenons-nous de ces quelques mots de Mr Albert Camus « la Démocratie ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité. »  Si tel est le cas Nos Démocraties Européennes n’en sont plus !

La France ne doit pas éviter le rapport de force avec l’Allemagne. Elle doit provoquer le débat, porter haut et fort l’Idée qu’une autre Europe est possible. Nous devons rechercher des alliés et être le Leader, dans cette quête de réappropriation de la souveraineté nationale.  La France est grande par son Histoire, et elle le restera dans celle qui s’écrit aujourd’hui, si ses choix Politiques ne renient pas les principes fondateurs de la République.